Dans cet article
- Ce que signifie être végan, dans l’assiette et au quotidien
- Le mot « vegan », créé en 1944
- Les différents régimes végétariens et le terme « végétal »
- Composer ses repas en tenant compte de la santé et du cholestérol
- Vérifier les bouillons et les sauces
- Saveurs et textures avec des ingrédients familiers
- Associer les aliments pour composer un repas
- Choisir des sources de protéines
- Pourquoi prévoir un apport spécifique en vitamine B12
- Veiller aux apports en fer, en calcium et en iode
- Lire les étiquettes et les informations sur les allergies
- Distinguer le sans-gluten du régime sans les cinq légumes piquants
- Partager un repas à la maison ou au restaurant
Le riz, les légumineuses, le tofu, les légumes et les fruits sont des ingrédients familiers que l’on retrouve aussi à une table végétalienne. Un repas végétalien se compose de ces ingrédients végétaux et ne contient aucun aliment provenant des animaux : ni viande, poisson ou fruits de mer, ni lait, œufs ou miel. Pour choisir vos ingrédients, pensez aux saveurs et aux textures des plats que vous aimez. Afin de consommer suffisamment de nutriments nécessaires, veillez aussi à la variété des aliments et aux quantités que vous mangez.
Les raisons de s’intéresser à l’alimentation végétalienne varient d’une personne à l’autre. Vous pouvez vous interroger sur la façon dont les animaux sont traités, ou souhaiter modifier vos repas pour prendre soin de votre santé. Certaines personnes la découvrent en goûtant de nouveaux plats avec des proches. Quel que soit votre point de départ, comprendre le sens du mot végan et examiner les ingrédients et leurs apports nutritionnels vous aidera à préparer un repas adapté à votre quotidien.
Ce que signifie être végan, dans l’assiette et au quotidien
Le véganisme, en tant que mode de vie, repose sur la volonté d’éviter, dans la mesure du possible, l’utilisation des animaux pour l’alimentation, l’habillement ou d’autres usages. Il consiste à s’interroger sur la façon dont les animaux sont traités et à en tenir compte dans ses choix quotidiens. Dans l’alimentation, cette démarche se traduit par l’exclusion des aliments d’origine animale. Un repas qui comporte davantage de légumes et un repas végétalien diffèrent donc par les ingrédients qu’ils peuvent contenir.
Lorsque cet intérêt s’étend à l’ensemble du quotidien, il amène aussi à examiner les matières d’origine animale, comme le cuir ou la fourrure, ainsi que les produits impliquant des tests sur les animaux. Pour décrire un repas, on s’intéresse aux ingrédients qui le composent ; pour parler d’un mode de vie, on considère également les choix de tous les jours. Vous pouvez commencer par goûter un repas végétalien, puis approfondir les aspects qui vous intéressent.
La cuisine végétalienne offre des saveurs et des modes de préparation variés. Elle permet de préparer des repas familiers, comme du riz chaud accompagné d’une soupe, du tofu grillé ou une soupe de légumineuses. Les ingrédients peuvent être grillés, mijotés, fermentés ou mixés pour préparer une sauce. Adaptez vos choix à vos envies : une salade les jours où vous appréciez les légumes frais, ou un plat de légumineuses et de légumes lorsque vous avez envie de manger chaud.
À table, au-delà du nom donné au mode de vie, vous pouvez simplement regarder de quoi se compose le repas du jour. Un premier repas végétalien n’a pas à déterminer toute votre alimentation future. Goûtez des plats préparés avec des ingrédients qui vous conviennent, puis reprenez les associations qui vous ont plu lors d’un prochain repas.
Le mot « vegan », créé en 1944
Le mot « vegan » est apparu au Royaume-Uni en 1944. Donald Watson et ses collègues cherchaient un nouveau nom pour décrire l’alimentation et le mode de vie des végétariens qui ne consommaient pas de produits laitiers. Pour remplacer cette longue expression, ils ont réuni les trois premières lettres et les deux dernières lettres du mot anglais « vegetarian », formant ainsi « vegan ». En novembre de la même année, une association a été créée pour discuter de cette alimentation et de ce mode de vie.
La définition a ensuite évolué : au-delà de l’exclusion des aliments d’origine animale, elle a intégré une réflexion sur les façons d’utiliser les animaux. C’est pourquoi le véganisme ne se limite pas aujourd’hui à l’alimentation. Des pratiques et des idées visant à éviter les aliments d’origine animale existaient toutefois sous différentes formes avant l’apparition de ce nom. L’année 1944 marque la naissance du terme moderne et de l’association, et ne peut être considérée comme le point de départ de toutes les traditions végétariennes.
Connaître l’origine du mot aide aussi à comprendre pourquoi véganisme et végétarisme ne sont pas synonymes. Au sein de la grande famille des régimes végétariens, les repas diffèrent selon qu’ils incluent ou non des produits laitiers et des œufs ; le terme végan en est venu à désigner l’exclusion de tous les aliments d’origine animale. Au restaurant, demander « Avez-vous un plat végétarien ? » ou « Avez-vous un plat qui ne contient pas non plus de produits laitiers, d’œufs ni de miel ? » appelle donc des vérifications différentes.
Si les personnes avec qui vous mangez ne connaissent pas ce terme, expliquez concrètement quels aliments vous pouvez consommer et quels ingrédients vous recherchez. Dire « Je cherche un plat préparé avec des ingrédients végétaux, y compris pour le bouillon et la sauce » permet à la personne qui cuisine de savoir quoi vérifier. Après avoir expliqué le nom de votre alimentation, parler des plats eux-mêmes facilite le choix d’un repas à partager.
Les différents régimes végétariens et le terme « végétal »
Il existe plusieurs régimes végétariens, selon qu’ils incluent ou non des produits laitiers, des œufs et d’autres aliments. Le régime ovo-lacto-végétarien exclut la viande, le poisson et les fruits de mer, mais comprend les produits laitiers et les œufs. Le régime lacto-végétarien inclut les produits laitiers et exclut les œufs, tandis que le régime ovo-végétarien inclut les œufs et exclut les produits laitiers. Une alimentation végétalienne n’utilise aucun aliment d’origine animale, y compris le miel. Lorsque vous préparez un repas ensemble, vérifiez les ingrédients de façon concrète, par exemple en demandant si le fromage ou les œufs conviennent.
On parle également de régime pescétarien lorsqu’il comprend du poisson et des fruits de mer, ou de flexitarisme lorsqu’une personne choisit souvent des aliments végétaux tout en réduisant la quantité de viande et la fréquence à laquelle elle en mange. Ces termes sont utiles pour décrire la composition des repas. Leur sens peut cependant varier d’une personne à l’autre : lors de la préparation, vérifiez à la fois ce qui est souhaité et les ingrédients à éviter. Pour un plat partagé, pensez aussi aux sauces et aux garnitures.
Le terme « végétal », comme l’expression anglaise « plant-based », peut recouvrir des réalités différentes selon le contexte. Il peut désigner un aliment préparé uniquement avec des ingrédients provenant des plantes, ou une alimentation principalement végétale qui comprend aussi certains aliments d’origine animale. La présence d’une galette végétale dans un burger ne signifie pas automatiquement que le pain et la sauce sont eux aussi dépourvus d’ingrédients d’origine animale. Pour un plat ou un produit, il faut vérifier l’ensemble de sa composition.
Dans un burger, par exemple, vous pouvez examiner séparément la galette, le pain, la sauce et les garnitures. Même si la galette est faite de légumineuses, le pain peut contenir du lait ou des œufs, et la sauce de la mayonnaise classique ou du fromage. À l’inverse, l’absence de mention végan sur du riz ou des légumineuses cuites ne transforme pas ces aliments familiers en aliments d’origine animale. Prenez l’habitude de regarder à la fois les mentions présentes et les ingrédients réellement utilisés.
Vous pouvez appliquer le même principe lorsque vous modifiez vos repas à la maison. Si vous souhaitez manger plus souvent des aliments végétaux, examinez les ingrédients de vos accompagnements habituels. Pour préparer un repas végétalien, écartez aussi les ingrédients d’origine animale des assaisonnements et des bouillons. Distinguer ces objectifs permet de voir quels changements sont nécessaires. Il est plus pratique de discuter des ingrédients du repas à préparer aujourd’hui que de donner un nom à l’alimentation de quelqu’un.
Composer ses repas en tenant compte de la santé et du cholestérol
Vous pouvez envisager des repas végétaux si vous souhaitez modifier votre alimentation pour votre santé ou réduire le cholestérol consommé dans les aliments. Le cholestérol alimentaire se trouve dans les aliments d’origine animale, notamment la viande et les produits laitiers. Une alimentation végétalienne, qui n’utilise pas ces aliments, en exclut les sources. Vous pouvez ainsi revoir la composition de vos repas en utilisant des légumineuses, du tofu, des céréales et des légumes.
Il faut distinguer le cholestérol présent dans les aliments du taux de cholestérol mesuré par une prise de sang. Le cholestérol est nécessaire à la formation des cellules et des hormones, et notre corps produit lui aussi le cholestérol dont il a besoin. Les taux sanguins dépendent de l’alimentation et des habitudes de vie, mais aussi de facteurs génétiques et de l’état de santé. Le seul fait de ne pas manger d’aliments d’origine animale ne permet donc pas de prévoir l’évolution des résultats d’analyse.
Pour surveiller le cholestérol sanguin, examinez les types de graisses consommées en plus du cholestérol alimentaire. Une consommation élevée de graisses saturées peut augmenter le taux de cholestérol LDL. Certaines huiles végétales, comme l’huile de coco et l’huile de palme, sont elles aussi riches en graisses saturées : lisez donc les informations nutritionnelles lorsque vous choisissez un produit végan. Des repas apportant des fibres solubles, notamment grâce aux légumineuses, à l’avoine et aux fruits, peuvent également contribuer à la maîtrise du taux de LDL.
Si vous avez commencé par remplacer un aliment, réfléchissez aussi à la manière d’associer les céréales, les sources de protéines et les légumes. Pour les biscuits et desserts végans comme pour vos repas habituels, regardez les apports nutritionnels et les quantités consommées. Si vous surveillez votre taux de cholestérol, discutez des résultats d’analyse et des ajustements alimentaires nécessaires avec votre équipe soignante. Si vous suivez un traitement, informez-la également des changements apportés à votre alimentation.
Vérifier les bouillons et les sauces
Lorsque vous choisissez un plat, examinez les ingrédients du bouillon et des assaisonnements après les ingrédients principaux. Une soupe de légumes peut être préparée avec un bouillon d’origine animale, un sauté avec de la sauce de poisson, ou une sauce pour salade avec des produits laitiers. Si vous recherchez un plat végétalien, demandez si le bouillon, les sauces, les matières grasses de cuisson et les garnitures sont également préparés avec des ingrédients végétaux. Pour les produits emballés, lisez la liste des ingrédients. Le lactosérum et la caséine sont des composants issus du lait qui peuvent entrer dans la composition des barres et poudres protéinées ou d’autres aliments transformés. Les produits laitiers sans lactose restent fabriqués à partir de lait : la mention sans lactose et la mention végan donnent donc des informations différentes.
La gélatine est généralement obtenue à partir de la peau, des os et des tissus conjonctifs des animaux. Elle sert à faire prendre les confiseries gélifiées et les desserts, et leur apparence seule permet difficilement de déterminer la présence d’un ingrédient d’origine animale. Pour choisir un aliment végétalien, vous pouvez vérifier s’il utilise de l’agar-agar ou d’autres ingrédients d’origine végétale. Le miel est lui aussi exclu de l’alimentation végétalienne, car il est produit par les abeilles. Lorsqu’un plat a besoin d’une touche sucrée, choisissez un autre ingrédient selon son usage et vos préférences.
Même les boissons dont les ingrédients principaux proviennent des plantes, comme le vin et la bière, nécessitent des vérifications concernant leur fabrication. Certains producteurs utilisent de la gélatine, de la colle de poisson, du blanc d’œuf ou de la caséine pour clarifier le liquide. Tous les vins et toutes les bières ne sont pas fabriqués de cette façon : vérifiez les indications du producteur sur leur compatibilité avec une alimentation végétalienne. La seule mention d’une fabrication à partir de raisins ou de céréales ne permet pas de connaître l’ensemble du procédé. Pour vos achats alimentaires, nous vous conseillons de commencer par les produits que vous consommez souvent, sans chercher à mémoriser tous les noms d’ingrédients. Choisissez d’abord des produits comme vos céréales du matin, la boisson qui les accompagne ou vos sauces habituelles : une première vérification pourra vous servir pour les repas suivants. Si un ingrédient vous est inconnu ou si son origine animale est difficile à déterminer, vous pouvez demander au fabricant si cet ingrédient et le produit conviennent à une alimentation végétalienne. Ne supposez pas que des produits similaires ont la même composition.

Saveurs et textures avec des ingrédients familiers
Pour imaginer un plat végétalien, pensez à ce qui pourrait remplacer la viande, mais aussi aux saveurs et aux textures que vous souhaitez retrouver en bouche. Le repas sera différent selon que vous privilégiez un tofu tendre, un mélange de légumineuses et de légumes offrant de la mâche, ou des ingrédients grillés accompagnés d’une sauce onctueuse. Avec les mêmes ingrédients végétaux, vous pouvez préparer des assiettes différentes en variant la taille des morceaux, le mode de cuisson et les accompagnements. Les associations qui suivent sont des suggestions de repas à essayer à la maison.
Le tofu peut être simplement coupé et servi avec un assaisonnement, ou grillé puis accompagné de riz. Un tofu lisse et tendre convient à un repas où la sauce et les légumes sont servis séparément. Si vous choisissez du tofu ferme, essayez de le couper en gros morceaux, de le griller et de le servir avec des tomates ou du concombre finement coupés. Choisissez d’abord la texture qui vous plaît, puis ajoutez progressivement des assaisonnements salés et acidulés pour trouver l’équilibre qui vous convient.
Les légumineuses se prêtent elles aussi à différentes préparations. Vous pouvez mélanger des pois chiches cuits avec des légumes et une sauce, ou faire mijoter des lentilles avec des tomates pour accompagner du riz. Si la cuisson de toutes vos légumineuses vous semble fastidieuse, vous pouvez utiliser des conserves après avoir vérifié leurs ingrédients et leurs assaisonnements. En les considérant comme des ingrédients qui composent un repas aux côtés du riz ou des nouilles, plutôt que comme des aliments de substitution particuliers, vous les intégrerez plus facilement à vos plats habituels.
Les champignons, les aubergines et les carottes permettent de varier les formes et les textures au sein d’une même assiette. Essayez d’associer de gros morceaux à des ingrédients finement coupés, ou de servir des légumes cuits avec des légumes-feuilles frais. Selon vos goûts, ajoutez peu à peu des herbes, du jus de citron et de l’huile végétale pour ajuster la saveur. Plutôt que d’attendre d’un légume qu’il ait exactement le goût de la viande, cherchez sous quelle forme il vous est le plus agréable de le manger.
Pour préparer une sauce, vous pouvez essayer des associations à base de fruits à coque, de graines ou de légumineuses. Si vous n’y êtes pas allergique, mixez finement du sésame ou des fruits à coque avec de l’eau et des assaisonnements, puis ajustez la consistance selon vos envies. Si vous devez éviter les fruits à coque, le tofu ou le soja peuvent être envisagés ; si vous êtes également allergique au soja, il faudra choisir une autre composition. À chaque changement d’ingrédient, vérifiez à la fois le caractère végétalien du plat et la présence éventuelle d’aliments que chacun doit éviter.
Pour préparer un bol de riz au tofu, disposez de gros morceaux de tofu sur le riz et placez à côté du concombre et des tomates finement coupés. Vous associerez ainsi la douceur du tofu au croquant des légumes. En servant la sauce à part, vous pourrez goûter d’abord une bouchée de tofu, puis l’associer aux légumes et à la sauce. Vous pouvez aussi modifier la composition du bol en ajoutant des légumineuses ou en choisissant d’autres légumes. C’est une manière de composer une assiette autour des textures que vous aimez, sans chercher d’emblée des ingrédients particuliers.
Associer les aliments pour composer un repas
Pour préparer des repas végétaliens, variez les aliments comme les céréales et les pommes de terre, les sources de protéines telles que les légumineuses et le tofu, ainsi que les légumes et les fruits. Vous pouvez également prévoir des aliments enrichis en nutriments nécessaires, comme le calcium, et une supplémentation adaptée. Plutôt que de juger les apports d’un repas d’après le mot salade ou la couleur des légumes, regardez ce que vous mangez et en quelles quantités. Même avec des aliments végétaux, la composition et les portions modifient les apports du repas.
Au petit-déjeuner, vous pouvez essayer d’associer des céréales à une boisson végétale enrichie. Par exemple, ajoutez aux flocons d’avoine une boisson que vous pouvez consommer, puis accompagnez-les de fruits et de fruits à coque ou de graines. Les teneurs en protéines et en nutriments ajoutés varient selon les produits : vérifiez l’étiquette en plus du nom de la boisson. Si vous mangez du pain, vous pouvez aussi choisir un pain dont vous avez vérifié les ingrédients et le servir avec une tartinade de légumineuses écrasées et des légumes.
Au déjeuner, vous pouvez réunir dans un bol du riz, du tofu ou des légumineuses, et des légumes. Disposez du tofu grillé et des légumes cuits sur le riz, puis ajoutez l’assaisonnement nécessaire : vous pourrez préparer chaque élément séparément avant de les assembler. Adaptez la quantité à votre activité et à votre appétit. Plutôt que d’écarter systématiquement le riz ou les nouilles, examinez l’ensemble des aliments consommés dans la journée et prévoyez des repas qui ne reposent pas sur un seul ingrédient.
Pour le dîner, vous pouvez envisager un plat mijoté de tomates et de légumineuses accompagné de riz, ou une soupe de légumes et de tofu servie avec des céréales. Vérifiez que la base du bouillon et les assaisonnements sont eux aussi végétaux. Pour des nouilles ou des pâtes, regardez leurs ingrédients, puis accompagnez-les de légumineuses et de légumes. Le seul fait que les pâtes et leur sauce soient végétaliennes ne suffit pas à faire du plat un repas apportant tous les nutriments en quantité suffisante.
Vous pouvez prévoir quelques associations à l’avance pour les journées chargées. Notez les céréales que vous mangez souvent, les sources de protéines faciles à préparer et les légumes que vous aimez, puis variez leurs associations. Même si vous mangez le même plat de tofu pendant deux jours, vous pouvez changer les céréales et les légumes qui l’accompagnent. Une liste centrée sur les ingrédients que vous pouvez réellement acheter, conserver et consommer sera plus facile à suivre qu’un programme de repas trop détaillé.
Les collations et les boissons font elles aussi partie de votre alimentation quotidienne. Les biscuits et desserts végans peuvent contenir des sucres, des graisses et du sel : la mention végan ne remplace donc pas une évaluation nutritionnelle. Vous pouvez à la fois apprécier vos collations préférées et veiller à varier vos repas. Plutôt que de faire d’un plat apprécié au restaurant votre menu quotidien, examinez les aliments que vous choisissez souvent, en tenant aussi compte des repas et des boissons consommés à la maison.

Choisir des sources de protéines
Les haricots, les lentilles, les pois chiches, le tofu, le tempeh, les fruits à coque et les graines sont des sources de protéines végétales. Pour veiller à vos apports en protéines dans une alimentation végétale, intégrez effectivement ces aliments à vos repas. Si vous imaginez cette alimentation comme une simple consommation de légumes, vous risquez de négliger des ingrédients importants. Repérez d’abord les aliments qui apportent des protéines à vos repas, puis examinez les quantités consommées et la composition de votre alimentation sur la journée.
Il est également important de ne pas déduire la teneur en protéines d’un aliment de son apparence ou de son nom. Les apports nutritionnels des galettes végétales et des substituts de viande varient selon leurs ingrédients et leur formulation. Un gros champignon grillé n’apporte pas nécessairement les mêmes nutriments que le tofu, et toutes les boissons végétales ne contiennent pas la même quantité de protéines. Pour les aliments transformés, consultez les informations nutritionnelles et utilisez aussi d’autres aliments familiers, comme les légumineuses et le tofu.
Lorsque vous cuisinez à la maison, choisissez votre riz ou vos nouilles, puis réfléchissez à la source de protéines qui les accompagnera. Vous pouvez, par exemple, servir du riz aux légumineuses avec un accompagnement de tofu, ou des pâtes avec une sauce aux lentilles et des légumes. Un seul aliment n’a pas à remplir tous les rôles. Définissez la base du repas, puis ajoutez les autres ingrédients pour trouver une association qui vous convient.
Les quantités alimentaires nécessaires varient selon l’activité physique, l’état de santé et l’âge. Si vous ne parvenez pas à manger suffisamment ou si votre santé vous impose de nombreuses restrictions alimentaires, vous pouvez examiner votre alimentation avec un professionnel. Les ingrédients des poudres protéinées et des compléments doivent eux aussi être vérifiés ; le seul fait qu’un produit soit végan ne permet pas de déterminer la quantité dont vous avez besoin. Il est plus précis de considérer ensemble vos repas habituels et les produits que vous prenez.
Pourquoi prévoir un apport spécifique en vitamine B12
La vitamine B12 est nécessaire à la santé du sang et des cellules nerveuses. Les aliments végétaux non enrichis ne constituent généralement pas des sources fiables de B12. Pour maintenir une alimentation végétalienne, prévoyez un apport régulier en B12 grâce à des aliments enrichis ou à des compléments. Il est important de varier les légumineuses et les légumes, mais cela ne suffit pas à assurer votre apport en B12.
Un aliment enrichi est un produit auquel des nutriments nécessaires ont été ajoutés. Certaines céréales, boissons végétales et levures nutritionnelles peuvent être enrichies en B12. Tous les produits d’une même catégorie n’en contiennent pas : vérifiez donc la teneur en B12 indiquée sur l’emballage. Le nom levure nutritionnelle ou le fait qu’un aliment soit fermenté ne suffit pas à conclure qu’il apporte assez de B12. Pour en tenir compte dans vos repas, il faut vérifier le produit lui-même.
Il faut distinguer un apport régulier au quotidien du traitement d’une carence. Si vous envisagez un complément, vérifiez la quantité qu’il contient et son mode d’emploi, tout en tenant compte de votre état de santé et des médicaments que vous prenez. La prise en charge nécessaire peut varier selon l’âge, l’étape de la vie et les capacités d’absorption : une même dose ne convient donc pas à tout le monde. Si une carence a déjà été diagnostiquée ou si vous présentez des symptômes, demandez une évaluation médicale au lieu de chercher à résoudre le problème par les seuls choix alimentaires.
Votre façon de procéder doit vous permettre de vérifier vos apports au quotidien sans les oublier. Vous pouvez conserver les étiquettes des aliments enrichis que vous consommez souvent, ou suivre le programme de supplémentation établi avec un professionnel en parallèle de votre journal alimentaire. Lorsque vous achetez un nouveau produit, ne supposez pas qu’il contient les mêmes quantités de nutriments que le précédent. Pour maintenir durablement vos nouvelles habitudes, il est utile de prévoir à la fois les aliments à éviter et les nutriments à obtenir régulièrement.
Veiller aux apports en fer, en calcium et en iode
Le fer présent dans les aliments végétaux est principalement du fer non héminique, dont l’absorption dépend des aliments et de leurs associations au sein du repas. Vous pouvez utiliser des légumineuses, des aliments enrichis en fer et certains fruits à coque. Les accompagner de légumes et de fruits contenant de la vitamine C favorise l’absorption du fer végétal. Pensez à des associations d’ingrédients habituels, par exemple en ajoutant des tomates ou du brocoli à un repas comprenant des légumineuses.
Si vous craignez une anémie ou un manque de fer, ne concluez pas à leur présence sur la seule base d’une sensation de fatigue et n’augmentez pas de vous-même vos compléments de fer. Les besoins et la présence éventuelle d’une carence dépendent notamment de l’âge, des règles, de la grossesse et de l’état de santé. Un excès de fer peut lui aussi être nocif : il est préférable de demander une évaluation médicale comprenant des analyses. En précisant votre alimentation habituelle et les compléments que vous prenez déjà, vous aiderez les soignants à examiner vos apports réels.
Une alimentation sans lait ni produits laitiers nécessite d’autres sources de calcium. Vous pouvez utiliser des boissons végétales enrichies en calcium, du tofu préparé avec un coagulant à base de calcium et certains légumes-feuilles. Le nom boisson végétale ou tofu ne permet pas à lui seul d’en connaître la teneur en calcium : vérifiez l’étiquette. Le calcium est nécessaire aux os, mais aussi au fonctionnement des muscles et des nerfs, et la vitamine D intervient dans son absorption. Repérez les sources de calcium parmi les aliments que vous consommez souvent.
L’iode est nécessaire à la production des hormones thyroïdiennes. Si vous excluez les aliments d’origine animale, il convient de vérifier quelles sont vos sources habituelles d’iode. Les algues en contiennent, mais les quantités peuvent varier considérablement selon les espèces et les produits. Plutôt que de chercher à couvrir vos besoins en mangeant beaucoup d’algues comme le kombu, examinez l’ensemble de votre alimentation et les étiquettes des produits enrichis en iode. Un apport excessif en iode peut également provoquer des problèmes thyroïdiens.
Chaque nutriment a ses sources et nécessite une attention particulière : ne cherchez pas à répondre à tous les besoins avec un seul aliment. Vérifiez successivement les teneurs en calcium et en B12 de vos boissons habituelles, la fréquence à laquelle vous mangez des légumineuses et la composition de vos compléments. Pendant la grossesse et l’allaitement, pour préparer les repas d’un enfant en pleine croissance, ou lorsque votre santé impose d’exclure plusieurs aliments, demandez des conseils adaptés à votre situation et à l’étape de la vie concernée. Les exemples de repas destinés aux adultes en général ne peuvent pas toujours être repris tels quels.
Lire les étiquettes et les informations sur les allergies
La mention végan, les informations nutritionnelles et les indications relatives aux allergies renseignent sur des aspects différents. La mention végan aide à vérifier l’utilisation d’ingrédients d’origine animale, tandis que les informations nutritionnelles indiquent les quantités d’énergie, de protéines, de sucres, de graisses, de sodium et d’autres éléments. Dans les informations sur les allergies, recherchez les ingrédients que vous devez éviter et les indications sur les contacts croisés. Un seul mot sur le devant de l’emballage ne devrait pas remplacer ces trois vérifications. Pour comparer des produits, lisez aussi la quantité à laquelle se rapportent les valeurs affichées. Vérifiez si elles concernent le paquet entier, un poids donné ou une portion. Comparer directement les chiffres d’un petit et d’un grand emballage peut faire perdre de vue la quantité réellement consommée. Pour une boisson végétale, examinez les apports en protéines et en nutriments ajoutés correspondant à la quantité que vous buvez, puis choisissez le produit en fonction des quantités utilisées dans vos repas et vos collations.
Pour les certifications véganes, vous pouvez également examiner les critères et l’étendue des vérifications de chaque organisme. Certains référentiels couvrent non seulement les ingrédients d’origine animale du produit, mais aussi la fabrication, le développement des matières premières, les tests sur les animaux et les procédures visant à réduire les contacts croisés. Un logo de certification ne doit toutefois pas être interprété comme la garantie d’une absence totale d’allergènes. Si vous avez une allergie, vérifiez les ingrédients, les avertissements et les conditions de préparation nécessaires, indépendamment de la certification.
Les aliments végans peuvent contenir des ingrédients végétaux allergènes, comme le soja, le blé, les fruits à coque ou le sésame. Même sans ajout volontaire d’ingrédients d’origine animale, un contact avec du lait, des œufs ou d’autres aliments reste possible pendant la fabrication ou la préparation. La mention végan et une mention indiquant l’exclusion d’un allergène précis donnent des informations différentes. Si vous évitez un aliment en raison d’une allergie, la priorité est de vérifier les conditions de sécurité adaptées à votre situation.
Même pour un produit que vous consommez souvent, relisez les ingrédients et les avertissements au moment de l’achat. Si vous changez de produit, ne vous limitez pas à la mention végan sur le devant de l’emballage : vérifiez aussi les points auxquels vous prêtiez déjà attention. Vous pouvez poser des questions précises au fabricant ou à l’établissement qui sert le plat sur les ingrédients inconnus et les conditions de préparation. Si la réponse reste floue, ne jugez pas la sécurité du produit d’après son apparence ou votre expérience passée ; recherchez une autre option dont vous pouvez vérifier les conditions nécessaires.
Si vous souhaitez cuisiner avec une boisson végétale que vous achetez pour la première fois, vous pouvez commencer par un petit-déjeuner simple au lieu de l’utiliser dans plusieurs plats à la fois. Ajoutez une version sans sucres ajoutés à des céréales et accompagnez-les de fruits, ou versez-en une petite quantité dans une boisson que vous aimez pour voir si le goût vous convient. Même pour des boissons végétales portant le même nom, la saveur perçue avec les autres ingrédients du repas peut varier d’une personne à l’autre. Au-delà des informations nutritionnelles, trouver un produit que vous buvez avec plaisir facilite aussi l’intégration à vos repas d’une boisson enrichie en nutriments dont vous avez besoin.
Distinguer le sans-gluten du régime sans les cinq légumes piquants
Végan et sans gluten correspondent à deux critères différents. Une alimentation végétalienne exclut les ingrédients d’origine animale, tandis que le sans-gluten suit des critères alimentaires liés au gluten présent notamment dans le blé, l’orge et le seigle. Des pâtes faites de farine de blé et d’eau peuvent être entièrement végétales tout en contenant du gluten. À l’inverse, un aliment à base de riz peut ne pas convenir à une alimentation végétalienne s’il contient du lait ou des œufs. Si vous avez besoin de respecter les deux conditions, vérifiez-les séparément.
Les substituts végétaux de viande doivent eux aussi être examinés produit par produit. Certains utilisent du gluten de blé : la mention « végétal » ne signifie donc pas « sans gluten ». Pour respecter à la fois les critères d’une alimentation végétalienne et ceux d’une alimentation sans gluten, vérifiez les ingrédients principaux, les assaisonnements et les sauces, ainsi que les risques de contacts croisés pendant la fabrication et la préparation. Si vous devez éviter le gluten pour une raison médicale, précisez-la à la personne qui vous sert le repas et discutez avec votre équipe soignante du niveau de précaution nécessaire.
Le régime sans les cinq légumes piquants constitue une restriction alimentaire distincte, qui exclut certains ingrédients végétaux, notamment la ciboule et l’ail. Un plat végétalien peut contenir de l’ail et de l’oignon, et la seule mention sans les cinq légumes piquants ne permet pas de savoir si les produits laitiers et les œufs ont également été exclus. Les ingrédients évités peuvent varier selon les régions et les habitudes alimentaires : indiquez donc précisément les noms des aliments concernés. Si vous souhaitez un repas à la fois végétalien et sans les cinq légumes piquants, précisez les deux conditions.
Les restrictions comme le sans fruits à coque doivent également être vérifiées séparément. Un plat végétalien préparé sans fruits à coque peut contenir d’autres ingrédients, notamment du soja ou du blé. Si plusieurs conditions se cumulent, précisez les ingrédients à exclure et indiquez séparément si des mesures contre les contacts croisés sont nécessaires, plutôt que de dire simplement que vous ne pouvez pas manger beaucoup d’aliments. La personne qui prépare le repas pourra alors vérifier quels plats et quelles conditions de préparation sont réellement possibles.

Partager un repas à la maison ou au restaurant
Si vous souhaitez essayer les repas végétaliens à la maison, choisissez un plat que vous préparez souvent et notez tous ses ingrédients. Pour du riz accompagné de tofu, vérifiez aussi l’assaisonnement servi avec le tofu ; pour une soupe, regardez également le bouillon. Conservez les ingrédients déjà végétaux et ne changez que ce qui est nécessaire. Avant de faire les courses, notez les nouveaux produits dont vous avez besoin : cela vous évitera d’acheter plusieurs sauces ou boissons similaires et de vous y perdre.
Vous pouvez organiser votre liste de courses par catégories : céréales, légumineuses ou tofu, légumes et fruits, et aliments enrichis nécessaires. Tenez compte de ce qui se trouve déjà dans votre réfrigérateur pour prévoir les repas de la semaine, ainsi que des associations pour les jours où vous manquez de temps pour cuisiner. S’intéresser à l’alimentation végétalienne ne vous oblige pas à acheter tous les produits spécialisés. En utilisant des ingrédients familiers, vous pouvez progressivement élargir le choix de repas adaptés à vos goûts et à votre quotidien.
Au restaurant, indiquez brièvement les ingrédients que vous évitez avant de commander. Vous pouvez préciser votre demande ainsi : « Je souhaiterais un plat sans viande, poisson, bouillon d’origine animale, produits laitiers, œufs ni miel, s’il vous plaît. » Si le nom du plat ne suffit pas à vous renseigner, vérifiez aussi les sauces, les garnitures et les matières grasses de cuisson. Poser la question à l’avance lors d’une réservation ou de l’organisation d’un repas de groupe vous laisse le temps de choisir parmi les plats réellement possibles.
Si vous avez une allergie, expliquez-la séparément de votre demande de repas végétalien. La personne qui vous sert doit pouvoir comprendre si « Je ne consomme pas de lait » relève d’un choix alimentaire ou d’une allergie au lait nécessitant aussi d’éviter les contacts croisés. Posez des questions précises sur les conditions nécessaires, notamment l’utilisation des mêmes poêles, ustensiles et plans de travail, et vérifiez ce qui peut réellement être mis en place. La catégorie alimentaire d’un plat ne suffit pas à vous garantir une préparation séparée ou la prévention des contacts croisés.
Pour un repas avec des proches, nous vous conseillons de discuter de sa composition avant de passer à table. Indiquez les ingrédients à éviter à la personne qui cuisine et proposez un ou deux plats que tous peuvent partager, à base de riz, de légumes ou de légumineuses, par exemple. Si nécessaire, demandez s’il est possible de servir les sauces et les garnitures à part. En en parlant pendant la préparation plutôt qu’en retirant des ingrédients d’un plat déjà servi, vous réduirez les vérifications à faire de part et d’autre.
À un proche qui goûte un repas végétalien pour la première fois, présentez simplement les ingrédients et la façon de manger le plat. Précisez, par exemple, s’il s’agit d’une préparation de tomates et de légumineuses, ou de riz accompagné de tofu et de légumes. Goûter un repas et décider de son alimentation future sont deux démarches distinctes. Parler à table des plats et des textures appréciés aidera aussi à choisir ce que vous mangerez ensemble une prochaine fois.
Lorsque vous trouvez un repas qui vous plaît, retenez les ingrédients et leurs associations pour les reprendre une prochaine fois. Examinez la composition et les apports nutritionnels des aliments que vous consommez souvent, et prévoyez aussi un moyen d’obtenir régulièrement les nutriments essentiels comme la B12. Vous pouvez partir de plats familiers et trouver peu à peu des repas adaptés à vos goûts et à votre quotidien.
Si vous souhaitez goûter des plats préparés avec des ingrédients végétaux au restaurant, vous pouvez aussi prendre un repas chez Mahina Vegan Table. Consultez la carte de Mahina Vegan Table pour voir comment des plats familiers comme les pâtes, les burgers et les pizzas sont préparés avec des ingrédients végétaux. Vous pouvez choisir vos plats avec les personnes qui vous accompagnent et découvrir les saveurs qui vous plaisent.





